S’il y a une chose qui me frappe à Montréal, c’est l’indifférence que les gens ont les uns envers les autres. Je sais pas si je suis le seul à tenir les portes en entrant quelque part, mais c’est pas masse. Ici tout le monde entre dans une bulle. Ils vivent dans un espace qui est d’environ 4 pouces autour d’eux. Si on entre dans cet espace on se fait regarder vraiment croche, sinon on t’ignore et tu n’existes tout simplement pas. Peut-être que c’est une manière de vivre lorsque l’on est dans une grande ville.
Par exemple, un jour il y a deux ans. Je me promène avec une fille et elle a un malaise dans le métro. On sort pour aller chercher de l’air frais, mais elle tombe dans les pommes dans l’escalier roulant. On la retient pour pas qu’elle s’écrase dans les marches et on demande de l’aide. Le monde nous contournais le plus loins possible pour faire comme s’ils ne nous voyais pas. C’est horrible non?
Un autre annectode, en Outaouais. Si on entre dans le centre d’achat, on nous tiens la porte. Si je rencontre quelqu’un dans la rue, il me dit bonjour. C’est encore plus frappant dans les petits villages! Eux ils s’arrête pour te faire la conversation. Ça m’est arriver souvent en Gaspésie et en Beauce. Tandis qu’à Montréal ou à Paris, je ne fais qu’accrocher quelqu’un sur la jambe avec mon sac à dos et ils entrent dans une grosse colère et nous traitent comme du poisson pourris (cas vécu dans les DEUX villes…)
Peut-être que des cours de civisme seraient dû au secondaire… avec des cours de culture générale, de politique, retour d’économie familliale, etc. etc. etc.
étant un ancien Montréalais c’est l’inverse qui m’avait frappé lorsque je suis arrivé dans la région il y a 12 ans et ça m’étonne toujours quand un inconnu me remerci pour un petit geste que je pose à son atentio ngenre tenir une porte mais j’avoue que même ici il y a de moins de moins de gens qui le font
J’aime beaucoup ta conclusion, ça me rappelle une discussion en particulier
Inside à part, c’est drôle de voir cette comparaison que tu fais. En général, quand je vais à un endroit où il y a des portes à ouvrir (exemple: le centre commercial ou mon travail), la personne devant me la tient ou si c’est moi qui suis devant, je la tiens aussi. Pour ce petit côté-là, j’ai l’impression que c’est la minorité qui ne le fait pas.
Par contre, il est vrai que dans les transports publics, les gens sont extrêmement indifférents à autrui. Je ne voudrais pas avoir un malaise seule dans le métro ou l’autobus parce que c’est sûr que je m’arrangerais avec mes troubles!
Ceci étant dit, je suis d’un naturel assez sauvage donc l’anonymat de la ville me plaît bien. Je trouve ça sympathique de me faire saluer quand je vais en vacances dans un petit village parce que je suis dans un état d’esprit particulier mais quand je reviens dans mon quotidien, j’apprécie que tous et chacun me laissent dans ma bulle.
Bonne adaptation
Y-man Faut aussi dire que Gatineau grandit et devient de plus en plus “ville”, mais je crois qu’elle va rester une banlieu où dorment les fonctionnaire libéraux. À moins que Gatineau reprenne son idée de parc Technologique et commence à donner des incitatifs aux entreprises dites “du savoir” de s’installer sur son territoire.
Noisette Oui pour les portes je dois t’avouer que ça dépends de l’endroit. Genre sur le campus de McGill c’est très courtois. Il y a beaucoup de monde, mais tu vois que c’est déjà plus des petites familles. Genre chaque faculté à ses édifices, donc les étudiants qui y sont savent qu’ils étudient dans le même domaine que les autres. Je crois que savoir que les autres autour ont un lien commun avec soi aide à se rapprocher des gens. Mais dans le métro en tant que tel c’est la pire place, c’est vraiment du chacun pour soi. Même les grand-mères te poussent littéralement pour passer devant toi. C’est chaotique comme atmosphère. Disons que je suis content de pas prendre le métro dans les heures de pointes, je m’arrange pour partir plus tard le matin et revenir un peu plus tard le soir ou bien avant 15h00.
Moi je préfère l’ambiance de village franchement. Si ce n’était que de moi, j’irais vivre en Gaspésie dans un petit village sur le bord de l’eau. J’adore l’eau et j’adore les montagnes, je suis vraiment tombé amoureux de cette région. De plus le monde est vraiment sympatique dans les village. Seule bémole c’est l’emplois (comme pour bien du monde). J’espère que le plan du gouvernement pour aider les régions va porter fruit. Peut-être qu’un jour j’aurai l’audace de partir ma propre compagnie et d’aller m’installer en région. Sinon je vais peut-être regarder dans le coins de Rimouski, à l’Université
Bon ok c’est loins et j’aime mieux pas faire de plan à trop long terme.
C’est trop vrai ce que vous dites par rapport a plus une ville est grande plus y a d’éloignement entre les gens.
Quand j’ai été à New York cet été, je sentais que tout le monde ce sacre des autres…des gens avec des mp3 player a fond sans écouteur, des soulons qui burf dans le métro, des regards d’indifférence, etc.
C’est ça les grandes villes i guess. Un monde inhumain d’après moi…où les gens court comme des fous après une illusion qui a été créer à force de formation depuis la tendre enfance. On s’entre-écrase pis après on chiale les un contre les autres. Pour moi, la simplicité (être et avoir), la conscience et l’entraide est souvent remède a bien des choses dans la vie…mais là je m’en vais dans un autre sujet.
Je crois que toutes les grandes villes fonctionnent de la sorte … malheureusement.
J’habite à Paris et plus les gens ne font pas attention aux autres, mieux ils se portent. C’est dur à vivre, dur à comprendre aussi, cette drôle de mentalité.
Hmmm… J’ai déjà poussé cette réflexion plus loin.
J’habite hors de la ville. Val-des-Monts, juste le nom, ça fait creux. Ce ne l’est pas tant que ça, mais assez pour que les Mont-Valois aient une “mentalité de région” comme le diraient les montréalais.
Je crois que c’est une question de survie, ou plutôt, de qualité de vie.
Dans un petit village, quand y’a juste une voiture patrouille la nuit pour couvrir des centaines de kilomètres de terrain, quand la caserne de pompier la plus proche se trouve à 15 kilomètres, quand les routes sont étroites et sinueuses et qu’on peut attendre une dépanneuse pendant une bonne demi-heure, voir une heure, on a besoin de nos voisins, et nos voisins ont besoin de nous. On ne peut pas se fier au temps de réponse de la ville quand on a un problème. L’épicerie la plus proche est à 8 kilomètres, le dépanneur le plus près est encore plus loin. S’il me manque un oeuf pour faire ma recette, ben je ne la fais pas, ou si je suis en bons termes avec mes voisins (ce qui est le cas), je peux leur demander un oeuf (des fois, il est frais du matin…). Il y a deux ans, au PVVJA (party de la veille de la veille du jour de l’An), une copine est partie à 5h du matin et est restée prise dans mon entrée (de 43 mètres… j’connais ça, l’an dernier, on est resté pris au moins une fois par semaine, sinon deux, à cause de la neige). Elle n’a pas eu le temps d’appeler le CAA qu’un voisin l’avait dérpis avec son tracteur et ses chaînes. Comme ça. Il passait par là.
Dans une grande ville, c’est le contraire. On n’a pas besoin des individus qui restent à côté. La ville est dotée d’infrastructures suffisantes – ton char est pris? Bof, on peut prendre le bus ou le métro. T’as pas d’oeuf? Bof, tu vas au dépanneur à deux pas. Tu t’ennuies? Quelques dollars t’ouvrent la porte à une multitude d’activités sociales ou pas, à moins d’un kilomètre (donc 15 minutes à pied).
Non seulement on n’a pas besoin des individus qui cohabitent notre ville, mais ils risquent d’être dangereux. Plus la population est dense, plus il y a un risque que le voisin soit détraqué, parce qu’on a plus de voisins. Il faut se créer une bulle pour ne pas attirer l’attention des gens bizaroïdes. Surtout si t’es une fille seule, encore plus si tu es ni belle ni moche (trop belle, les gens n’osent pas trop t’écoeurer, trop moche, ils ne veulent rien savoir… quoique le manque de confiance en soi attire les prédateurs). Les trucs qu’on m’a dits à Hannovre…
Les gens se créent donc une bulle pour éviter les problèmes. Ils n’aident pas les gens en difficulté parce que quelqu’un d’autre peut/va le faire. À la limite, on appelle les secours sur un cellulaire au lieu de porter secours soi-même. En campagne, si t’aides pas madame chose qui s’est tordu la cheville en promenant ses chiens, y’a pas grand chance que quelqu’un d’autre le fasse.
Je crois que c’est lié à l’instinct de survie, tout simplement. En ville, la peur de l’autre est justifiée. En village, c’est important de nouer des relations avec l’autre.
Mais Toronto, qui est une ville pas mal semblable à Montréal (en terme de grosseur) Tu n’existe pour personne, tu as beau foncé dans le monde … c’est comme rien… ils continuent leur chemin et ne s’arrête jamais!
@ND J’ai lu une étude qui disait que si quelqu’un était en détresse avec une seule autre personne elle a beaucoup plus de chances de se faire aider que si elle est dans une foule. Justement parce que les gens se disent : quelqu’un d’autre va s’en occuper, j’ai pas besoin de le faire. Puis je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis sur les villages et les villes, j’ai aussi remarqué la différence.
@Chouchoune Bienvenue ici! Désolé du manque de mises à jour, j’ai eu disons un dernier mois chargé. je reviens!