Manque de temps… pertes des habiletés sociales?

13 10 2008

Bonjour à vous tous,

Gros gros désolé pour le manque de nouvelles, mais je n’abandonnerai pas le bateau. Ce n’est pas par manque d’intérêt de venir ici pour vous raconter tout ce qui se passe dans ma tête! J’ai plein de choses dont j’aimerais parler ici, mais je manque de temps. En fait je manque de temps pour moi-même. Je n’avais pas réalisé à quel point je serais occupé durant ma première année au doctorat. Non seulement je dois travailler fort dans des cours qui ne sont pas des plus faciles, mais je dois aussi composer avec ma recherche et tout dernièrement les demandes de bourses.

Une demande de bourse au cycle supérieur c’est plus que de simplement remplir un formulaire d’une page, c’est remplir une justification sur ton domaine d’étude, remplir plus d’information que vous n’en trouverez sur votre CV, remplir des descriptifs de la recherche que vous allez entreprendre, demander des lettres de recommandations, courir après les différents documents qui doivent être envoyés en copie originale à l’organisme subventionnaire. Juste pour le descriptif de recherche, j’ai dû me taper environ 200 pages d’articles scientifique pour “bien comprendre mon sujet” qui finalement changera légèrement, ce qui a annuler l’intérêt de ces dites lectures (finalement mon prof m’a rédiger le descriptif, puisqu’il m’a fait changer l’orientation des recherches deux jours avant la date de dépôt des documents). Bref tout ceci prends beaucoup de temps en plus des cours et des exigences de mon superviseur.

Ce n’est pas que j’aime pas ce que je fais, loins de là! C’est seulement que je me retrouve avec peu de temps et je coupe dans les loisirs dit “superflus”. Je préfères de loin passé du temps avec ma conjointe que de passer du temps sur Internet. Disons que le rendement sur investissement est de loin supérieur! Là je crois pouvoir trouver un peu de temps, du moins j’espère. Je viens de commencer à superviser les laboratoires de l’école d’informatique de McGill (School of Computer Science : SOCS), donc c’est asser relaxe comme emplois, je vais me promener aux 15 minutes dans le lab pour m’assurer que personne ne mange ou boit et que tout baigne. En plus que la période des bourses est terminée (Yay!).

Il y a de ça quelques semaines, j’ai assisté à un séminaire sur “comment survivre à ses études gradués”. C’était très intéressant et ils distinguent trois phases lors des études supérieures. La première est la phase du : je ne suis pas à ma place, ils ont dû faire une erreur. Dans le sens qu’on à l’impression d’être dépassé par les évènements et on se dit qu’on n’est pas fait pour ces études, qu’ils ont dû se trompé en croyant que l’on serait capable de le faire. Ce sentiment est normal et il ne faut pas se décourager. Ensuite viens la phase du roulement, on sait ce qu’on doit faire, on connait les trucs pour que tout roule normallement. C’est souvent lors de cette phase que la procrastination apparaît. On ne veut pas quitter ce nid confortable et on a peur du monde extérieur. On veut rester dans nos études le plus longtemps possible. S’ensuit la terminaison des études. Souvent on peut ressentir un vide intérieur, être désabusé par tout ce qu’on a fait et aussi de la recherche en général. C’est aussi un sentiment normal et il ne faut surtout pas abandonner à ce point, c’est presque terminé. Certaines personnes entrent même dans une dépression post-études à ce point. Mais une chose que j’ai trouvé particulièrement intéressante est lorsqu’ils nous ont donné les résultats d’une étude disant que les étudants qui sortent des études gradués ont perdus de leurs habiletés sociales, qu’ils ne savent pas trop comment exprimer leurs émotions. Les habiletés acquises lors des études ne sont pas les mêmes habiletés qui sont utiles dans la vie sociale normale.

Je commence à le croire :)





Indifférence des gens

22 09 2008

S’il y a une chose qui me frappe à Montréal, c’est l’indifférence que les gens ont les uns envers les autres. Je sais pas si je suis le seul à tenir les portes en entrant quelque part, mais c’est pas masse. Ici tout le monde entre dans une bulle. Ils vivent dans un espace qui est d’environ 4 pouces autour d’eux. Si on entre dans cet espace on se fait regarder vraiment croche, sinon on t’ignore et tu n’existes tout simplement pas. Peut-être que c’est une manière de vivre lorsque l’on est dans une grande ville.

Par exemple, un jour il y a deux ans. Je me promène avec une fille et elle a un malaise dans le métro. On sort pour aller chercher de l’air frais, mais elle tombe dans les pommes dans l’escalier roulant. On la retient pour pas qu’elle s’écrase dans les marches et on demande de l’aide. Le monde nous contournais le plus loins possible pour faire comme s’ils ne nous voyais pas. C’est horrible non?

Un autre annectode, en Outaouais. Si on entre dans le centre d’achat, on nous tiens la porte. Si je rencontre quelqu’un dans la rue, il me dit bonjour. C’est encore plus frappant dans les petits villages! Eux ils s’arrête pour te faire la conversation. Ça m’est arriver souvent en Gaspésie et en Beauce. Tandis qu’à Montréal ou à Paris, je ne fais qu’accrocher quelqu’un sur la jambe avec mon sac à dos et ils entrent dans une grosse colère et nous traitent comme du poisson pourris (cas vécu dans les DEUX villes…)

Peut-être que des cours de civisme seraient dû au secondaire… avec des cours de culture générale, de politique, retour d’économie familliale, etc. etc. etc.





Le sentiment d’être dépassé

15 09 2008

Aujourd’hui j’ai la pêche comme disent nos cousins européens. J’ai l’impression d’avoir emprunter un sentier un peu trop difficile pour moi. Pourtant je sais très bien que je vais y arriver et que ce n’est que l’adaptation du début, tout comme lors d’une longue randonnée en montagne. Au début notre sac à dos est vraiment lourd et nous arrache les épaules. On se demande comment on pourra arriver jusqu’au bout si dès les premières journées ont peine à rejoindre le camp suivant. Pourtant, plus le temps avance, plus les muscles s’habituent et le sac deviens une partie intégrante de soi et on ne le sens presque plus. C’est pareil pour une épreuve morale, après l’euphorie du début, on est confronté à notre caractère qui n’est plus habitué à ce genre de train de vie. Il trouve ça difficile, mais après un certain temps il s’habitue.

Pourquoi aujourd’hui j’ai la pêche? Parce je trouve que mon retour à l’université est difficile. Je sais que j’ai une adaptation à faire. Premièrement je suis dans un milieu anglophone, moi qui est habitué à avoir mes cours en français. J’y ai perdu toute mon arogance ;) Disons que je suis très bon en anglais, je peux facilement suivre une conversation, mais dans un cours c’est pas suivre une conversation, il faut tout comprendre et ne rien manquer. Même chose pour la rédaction de travaux et les discution scientifique, il faut être très précis et avoir un soucis du détail. C’est vraiment un autre niveau de communication en anglais dont je ne suis pas habituer encore… c’est difficile.

Faut aussi dire que je suis rouillé pour l’académique en informatique. J’ai fait beaucoup de pratique dans les deux dernières années en tant que programmeur. Je dois retrouver mes bases mathématiques (et les traduire!). Les cours à McGill ne sont pas du même niveau qu’à l’Université du Québec en Outaouais. C’est triste à dire, mais il y a deux monde entre les deux. Le réseau des UQ n’est pas à la hauteur selon moi, il faudrait vraiment rehausser le niveau des cours pour donner une formation qui se respecte à l’UQO. C’est pas un phénomène nouveau et je leur en ai déjà parler plusieurs fois, j’ai même déjà fait partit du conseil du module en informatique. La réponse est clair : “si on augmente le niveau des cours, il y aura plus d’échec et donc moins d’inscriptions et l’argent est le nerds de la guerre, même à l’Université!”. Merde! Bref, tout ça pour dire que je constate mon retard académique et que je dois pédaler pour le ratraper.

La charge de travail est très grosse pour un début de session, peut-être est-ce moi qui n’est plus habituer. Pourtant j’ai fait un programme court en gestion de projet pas plus tard que l’an passé. Je suis encore habitué aux cours. Bref, c’est pas facile, mais je vais y arriver. Par contre si j’ai un conseil à donner à tout ceux qui veulent aller en informatique : tenez-vous loin des UQ présentement. J’ai regarder le programme de McGill pour le Baccalauréat et il est vraiment solide. Même si vous êtes en région, considérez venir étudier à Montréal. Au pire, même si vous contractez une dette d’étude, ce n’est pas les emplois qui manque en informatique et vous n’aurez pas de problème à rembourser votre dette après vos études :)





Déménager dans une nouvelle ville

12 09 2008

Déménager dans une même ville c’est souvent fastidieux. Changer complètement de ville requière une adaptation à son nouvel environnement. On perds presque tout ses points de repères et l’on doit en découvrir de nouveaux. Souvent, ce déménagement signifie aussi un ou plusieurs changements important dans la vie de la personne, un changement d’emplois, changement dans le nombre de colocataires (ce qui inclus bien évidemment les conjoints), changement de culture, etc. Les différents stress peuvent s’accumuler et il faut bien faire attention de prendre du temps pour soi dans toute cette aventure. Pour ma part, j’ai changé de ville, diminué la taille de mon logement et combiné deux ménages en un.

Déjà changer de ville n’a pas été quelque chose de facile. Lorsque l’on déménage à l’intérieur de la même ville, on a nos points de repères qui reste. Par exemple lorsque je restais à Gatineau et que j’ai déménager à Hull, même si mon ancienne maison était à environ 20 minutes de voiture, au moins je savais que je pouvais compter sur ce que je connaissait déjà. Si je trouve pas un vendeur de gateau qui est à mon goûts dans mon nouveau quartier, je sais que la possibilité d’aller dans mon ancien quartier est toujours existante. Par contre je ne peux pas avoir ce réflexe maintenant. Je dois trouver tout les nouveaux commerces qui répondent à mes besoins. Ce n’est pas seulement les commerces, il y a aussi les endroits pour les loisirs. Par exemple à Gatineau j’aimais aller marcher sur le long de la rivière des Outaouais qui n’était pas si loin de chez moi. Ici, je ne sais pas trop quoi faire, alors je reste plus souvent qu’autrement chez moi. Il faut aussi dire que j’en suis encore à défaire des boîtes!

Voici une autre activité intéressante des déménagement : vider nos boîtes. Faut dire que l’on avait tout deux fait un ménage avant même de faire nos boîtes et qu’on croyait n’avoir emmener que le nécessaire. Erreur! Il faut dire que l’on avait deux ménages complet à mettre en commun. Ça fait beaucoup de choses en double, mais il y a aussi tout les cossins que l’on accumule au fil des ans et qui portent une valeur affective. Bien entendu il y a toujours de la place pour tout, mais j’ai pu extraire une fonction mathématique disant que le temps requis pour défaire les boîtes issus d’un déménagement dans un appartement est exponentiel selon le nombre de boîtes et la taille de l’appartement. Le taille de l’appartement n’étant qu’une constante qui fait repousser la courbe un peu vers la droite. Voici un apperçu de cette dite fonction :

Quoiqu’il en soit, tout sera bientôt en ordre et je pourrai me consacrer entièrement à mes loisirs et l’oisiveté (dans mes rêves oui!). Malgré tout, il me reste plusieurs choses à découvrir à Montréal et à Laval, dont les endroits sympa pour sortir prendre un verre (et où on s’entends discuter) et les bons restos pas trop cher, sans tomber dans le fast food. Des suggestions?